Les vélos et les trottinettes partagés comblent les lacunes des transports publics
Il ressort de l’enquête, menée auprès de 4 100 utilisateurs, que les utilisateurs de vélos et de trottinettes partagés se déplacent de manière plus durable que la moyenne des Flamands.
Pour la première fois en Belgique, huit opérateurs de vélos et de trottinettes partagés ont étudié, en collaboration avec Way To Go et l'université d'Anvers, l'impact des vélos et des trottinettes partagés. Il ressort de l’enquête, menée auprès de 4 100 utilisateurs, que les utilisateurs de vélos et de trottinettes partagés se déplacent de manière plus durable que la moyenne des Flamands.
Plus souvent en transports publics ou à pied
Les utilisateurs de vélo et de trottinettes partagées prennent chaque semaine beaucoup plus souvent le bus, le tram et le métro que la moyenne flamande (29 % des utilisateurs de vélos partagés, 41 % des utilisateurs de trottinettes partagées, contre 11 % des Flamands). Ils se déplacent chaque semaine beaucoup plus souvent en train (29 % des utilisateurs de vélos partagés, 28 % des utilisateurs de trottinettes partagées, contre 8 % des Flamands) et plus fréquemment à pied (87 % des utilisateurs de vélos partagés, 86 % des utilisateurs de trottinettes partagées, contre 76 % des Flamands).
Possibilités de billets combinés pour les transports publics et les vélos ou trottinettes partagés
Pourquoi les gens optent-ils pour un vélo ou une trottinette partagé ? Ils utilisent des vélos ou des trottinettes partagés lorsqu'il n'y a pas ou trop peu de bus ou de trams, pour éviter la cohue aux heures de pointe ou pour rentrer chez eux rapidement et en toute sécurité le soir lorsqu'il n'y a plus de transports en commun. Il s'agit donc souvent de choix stratégiques qui complètent les transports en commun.
« Cela confirme que la mobilité partagée constitue désormais un maillon nécessaire du mix de mobilité, pas seulement un choix spontané », selon Jeffrey Matthijs, directeur de Way To Go. « Vélos et trottinettes partagés, d’une part, et transports en commun, de l’autre, ne sont pas concurrents. Ils se renforcent mutuellement. Les entreprises de transport public doivent absolument saisir cette chance de créer des billets et des abonnements combinés qui intègrent les vélos et trottinettes partagés aux transports en commun. »
Mieux vaut partager que posséder
L'influence de la mobilité partagée va au-delà du comportement de déplacement quotidien. Les utilisateurs possèdent un nombre considérablement inférieur de véhicules : 43 % n'ont pas de voiture (contre seulement 19 % de la population flamande) et seulement 65 % ont un vélo (contre 80 % en moyenne). La mobilité partagée incite également les gens à se débarrasser de leurs propres véhicules : au cours des 12 mois précédant l'enquête, 6 % des personnes interrogées ont renoncé à leur voiture et 5 % à leur vélo.
Les utilisateurs de trottinettes partagées sont plus jeunes et 66 % sont des hommes
L'étude montre de claires différences entre les utilisateurs de vélos partagés et de trottinettes partagées. Les utilisateurs de vélos partagés sont en moyenne plus âgés (41 ans), ont un niveau éducatif élevé et vivent plus souvent dans des ménages de taille plus restreinte. La proportion hommes-femmes est presque équilibrée. Les utilisateurs de trottinettes partagées sont plus jeunes (33 ans), plus souvent étudiants, et vivent plus fréquemment chez leurs parents ou dans une maison d'étudiants. Il s’agit plus souvent d’hommes (66 %), ils ont moins fréquemment le permis de conduire et sont plus souvent issus de l'immigration.
Réponse aux sceptiques : les vélos et trottinettes partagés ont bien un impact durable
L’étude confirme certes que l’utilisation de vélos et de trottinettes partagés se fait en partie au détriment des déplacements en bus, en tram ou à pied. Sans vélos partagés, 45 % des utilisateurs se rabattraient sur les transports en commun et 52 % se déplaceraient à pied. Mais les vélos et les trottinettes partagés remplacent aussi de nombreux trajets en voiture. À défaut de vélos partagés, 17 % des utilisateurs de vélos partagés opteraient pour la voiture. Si l’on considère les utilisateurs de trottinettes partagées, cette proportion est de 11 %.
« La micromobilité remplace donc en partie la mobilité active, mais aussi un nombre considérable de trajets en voiture », souligne Jeffrey Matthijs. « Et puis les utilisateurs de vélos et de trottinettes partagés continuent à beaucoup plus se déplacer à pied et prendre les transports publics que la moyenne flamande. Le solde net est clairement positif pour la mobilité durable. »
Fiable et bénéficiant d'un large appui
L'enquête a été menée en mai 2025 par l'université d'Anvers, auprès d'un échantillon représentatif de 4 100 répondants. Huit opérateurs de vélos et de trottinettes partagés ont fourni des données et collaboré à un questionnaire commun – une première en Belgique.